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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Niels Arden Oplev
Flatliners (L’expérience interdite)
Sortie le 22 novembre 2017
Article mis en ligne le 2 novembre 2017
dernière modification le 21 novembre 2017

par Charles De Clercq
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Une expérience interdite peut-être, décevante certainement. Même pas peur ! 33/100

Synopsis : Pour découvrir ce qui se passe après la mort, cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi audacieuse que dangereuse. Sur eux-mêmes, volontairement, ils provoquent des arrêts cardiaques pendant de courtes périodes afin de vivre des expériences de mort imminente. En poussant le processus de plus en plus loin, ils vont devoir affronter non seulement leur part d’ombre et leur passé, mais plus effrayant encore, les phénomènes paranormaux liés au fait qu’ils sont revenus de l’au-delà…

Acteurs : Nina Dobrev, Diego Luna, Charlotte McKinney, Ellen Page, Kiefer Sutherland, Kiersey Clemons.

Remake ou suite du film Flatliners (L’Expérience interdite) de Joel Schumacher (1990), la question faisait débat sur les réseaux sociaux et les forums consacrés au cinéma. C’est que le nom de Kiefer Sutherland au générique faisait penser à une suite. Or il n’en est rien quoi qu’ai pu dire l’acteur ou qui lui aurait été attribué sur Internet. Lui qui jouait le rôle de Nelson Wright en 1990, interprète celui du Dr. Barry Wolfson dans ce qui est un remake. Le personnage joué par Sutherland n’a donc aucun lien entre les deux films si ce n’est un clin d’oeil, un hommage, voire le souci d’appâter les fans !

Que vaut ce remake alors ? Pas grand-chose. Et l’on pardonnera (le lecteur comprendra la mise en exergue du verbe après avoir vu le film) au critique prêtre de tenter quelques digressions théologiques. En effet, le film surfe sur la mode des expériences de « vie après la mort » (parenthèse : dont nous pensons, quant à nous, qu’il s’agit de « vie avant la mort » et que, jusqu’à plus ample informé, quelqu’un qui « sent déjà » comme on le dit clairement dans l’évangile attribué à Jean n’est revenu pour en parler. Et à ceux qui (se) diront, mais justement, il y a Lazare non répondront qu’outre le fait que le récit est théologique et non historique, le rédacteur ne nous présente jamais Lazare faisant par de son « expérience » et ne nous parle plus de celui-ci dans la suite !). Un changement cependant : cette fois-ci l’équipe est mixte. Un des éléments qui constitue le film est lié à la culpabilité à tel point que cela fera dire à un illustre confrère qu’il s’agit d’un « forgive movie ». A tel point que cela fait un peu morale de quatre sous. Peu importe si les aspects scientifique et horrifique sont présents. Pour la science, la partie médicalisée est présente, on travaille avec une machine à IRM toujours fonctionnelle dans une partie abandonnée d’un hôpital, admettons. Un peu d’angoisse liée au fait de savoir si l’on reviendra ou pas d’entre les morts... enfin si l’on arrive à relancer le cœur. Oui, soyez sans crainte : adrénaline et défibrillateur seront de la partie, nécessaire et efficace. Rien de neuf ici, si ce n’est l’occasion de montrer à l’écran l’expérience que font ces jeunes lorsque le cerveau manque d’oxygène (nous préférons cela à parler de toutes ces fariboles sur le tunnel, la lumière, la bonté que l’on nous assène depuis quelques décennies). Est-ce agréable ou pas, c’est selon le passé des uns et des autres. Quoi ? Nous avons écrit culpabilité ? Zut, nous venons de le faire. Horreur : nous avons spoilé !

Horreur, justement, il faut en traiter ici. Là aussi, nous sommes quasiment à un niveau zéro. Il y a bien une ombre (un fantôme ?) à certains moments, une radio qui s’allume toute seule, quelque chose qui attrape ou retient un des protagonistes... mais pas vraiment de quoi sursauter... Si l’on ajoute que les personnages ne suscitent pas vraiment d’empathie même s’ils font le job et que certains remarqueront l’acteur James Norton dans le rôle de Jamie. Nous le citons pour le fun parce qu’il a joué le rôle d’un pasteur « policier » dans la série britannique Grantchester. Et donc, normal que l’ancien policier devenu prêtre y soit sensible. Le film est donc décevant sur cette ligne-là. Nous ne pouvons que recommander de revoir l’original, qui avouons-le n’était pas vraiment transcendant, mais est un cran au-dessus de ce remake.

Diaporama

Copyright 2017 Sony Pictures Releasing GmbH

Bande-annonce :


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