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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

James Wan (2015)
Fast and Furious 7 (Furious 7)
Sortie le 1er avril 2015
Article mis en ligne le 19 mars 2015
dernière modification le 28 septembre 2015

par Charles De Clercq
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74/100

Synopsis : Dominic Toretto et sa « famille » doivent faire face à un mystérieux agresseur, Ian Shaw, bien décidé à se venger de la mort de son frère, Owen Shaw, qui a été tué par la bande de Dominic.

Acteurs : Paul Walker, Dwayne Johnson (The Rock), Jason Statham, Vin Diesel, Tyrese Gibson, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster, Kurt Russell.

Je dois avouer aux fans de la saga ou franchise que je n’avais vu aucun des six premiers opus avant cette vision (NB : depuis lors j’ai vu les épisodes 1,2, 4, 5 et 6 !) ! C’est donc avec le sens du devoir à accomplir que je me suis rendu ce matin à la vision presse de ce septième et (peut-être pas) dernier épisode. L’embargo étant levé pour la Belgique, nous n’étions pas seulement les journalistes dans la grande salle de l’Eldorado à l’UGC de Brouckère. En effet, une petite centaine de fans étaient présents. Ils avaient gagné un concours via Facebook (notamment). La majorité était constituée d’adolescents et donc représentative de la cible « marchande » du film.

L’avantage : nous pouvions découvrir « à chaud » les réactions de ceux et celles qui seront les premiers à se ruer dans les salles pour le voir. L’inconvénient : nous étions dans une ambiance de cinéma « grand public » et si le popcorn était absent, en revanche, les cris et chuchotements (bien loin de ceux de Bergman), les éclats de rire, les réflexions étaient bien au rendez-vous. Derrière moi une jeune fille riait très souvent. Je m’abstiendrai de glorifier ses rires d’un qualificatif qui manquerait aux règles de la bien... séance ! Toutefois, ceux-ci témoignaient d’une adhésion à la saga et à ses personnages.

Si ces derniers étaient « typés », le réalisateur ne reprenait que les codes des films antérieurs. Les fans seront en terrain connu. Je ne vais pas ici dévoiler l’histoire même si elle sera rapidement mise en ligne sur les médias ou encyclopédies sociaux. Le hasard fait que j’ai vu deux films de « voitures » à moins de 24 heures d’intervalle. Hier, c’était Taxi Teheran de Jafar Panahi auquel j’ai donné un bon 9/10. Quelques heures plus tard, un autre film, avec beaucoup plus de voitures, ce Furious 7. Ce dernier n’apporte rien de nouveau au septième art et vaudrait objectivement entre 5,5 et 6/10. Si je lui donne presque 7,5/10, c’est par souci d’honnêteté. En effet, le film répond à son cahier des charges. Il fait ce qu’on lui demande et attend de lui et il le fait très bien. Il ne déçoit donc pas à la manière de Cinquante nuances de Grey (Fifty Shades of Grey) dont on attendait beaucoup plus. Si ce Furious 7 n’a pas besoin de mon avis, éventuellement négatif, pour remplir les salles, Taxi Teheran en a lui véritablement besoin. Et pour que des salles puissent le projeter, il faut qu’elles soient rentables et proposent aussi des films comme Furious 7 qui devrait enregistrer un record de fréquentation.

En effet, comme je l’écrivais, le cahier des charges est rempli. Il n’y aura pas de scènes de sexe et s’il y aura bien des corps à l’écran, c’est pour nous montrer de façon soft la plastique de quelques actrices et les pectoraux/biceps de quelques acteurs qui ont de nombreuses heures de salle de musculation à défaut de cinéma et des tonnes de fonte qui ont été soulevées. Côté physique, cela en jette. Il n’y a pas que ces corps mis en valeur : il y a aussi de nombreuses voitures (dont certaines sont dans un état tel après certaines scènes qu’elles pourront se retrouver plus tard dans le circuit du métal pour fournir de la fonte dans les salles de sports !).

Il y a de l’action, beaucoup d’action. Un peu de suspens. Des méchants, méchants et parfois caricaturaux comme on les aime. Des bagarres très bien chorégraphiées. Dieu lui-même est présent, du moins son oeil : vous le verrez sur l’écran. Il y a des voitures dans le ciel, dans des gratte-ciels, sur la route : un peu partout. Le scénario : finalement on s’en soucie peu, car il passe au second plan. Ce qui est ici assez plaisant, c’est l’ambiance « bande dessinée ». Le cadrage des images, des plans, de l’action va dans ce sens. C’est un peu comme si l’on avait rassemblé dans ce film pour le meilleur (et pas nécessairement pour le pire), toute une série de trouvailles présentes dans d’autres films.

Certaines situations sont totalement improbables. Il n’empêche que c’est jouissif, que l’on peut prendre son pied comme un gosse ou plutôt comme un ado. Quant à l’adulte (au moins) il pourra s’émouvoir sachant la fin tragique de Paul Walker. Je n’ai pas décelé son remplacement par ses deux frères dans certains plans. Je n’ai pas découvert d’incohérence du scénario (même si les histoires sont tout aussi impossibles que dans les missions ainsi qualifiées). Certains dialogues du film peuvent avoir, malgré eux une double et troublante signification.

La saga (ou du moins ce septième volet) se termine avec un hommage implicite à Paul Walker. Des images des films précédents viennent à l’écran avec une adresse de Vim Diesel à Brian O’Conner. Mais nous spectateurs entendons aussi que cela s’adresse à Paul Walker.

A la fin du film, avant le générique, une mention, toute simple, très sobre :
« For Paul ».

Comme quoi, le cinéma nous rappelle que notre vie n’est pas un film et que tous nous mourrons. Paul Walker également. RIP.

Diaporama

Avertissement : les photos sont sous ©  [1]

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