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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Lisa Azuelos
Dalida
Sortie le 11 janvier 2017
Article mis en ligne le 25 novembre 2016
dernière modification le 16 janvier 2017

par Charles De Clercq
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Un biopic en chansons qui devrait enchanter les fans de Dalida ! 70/100

Synopsis : Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de « Gigi l’Amoroso » en 1974, le film est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire… Une femme moderne à une époque qui l’était moins.

Acteurs : Sveva Alviti, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Riccardo Scamarcio, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido.

Dalida, un illustre inconnue (pour moi !)

J’avais zappé la projection presse de Dalida pour une bonne cause, c’était le traditionnel Radio-Don de RCF et j’étais à l’antenne en direct pour exprimer l’importance du septième art (parmi de nombreux autres) pour nos auditeurs et la nécessité dans faire écho sur une chaine chrétienne, mais généraliste. Je n’avais pas l’impression d’avoir raté quelque chose d’autant plus que quelques mots sur FB d’un confrère et ami allaient dans ce sens « Et Dalida m’a achevé ! ». Ces quelques mots pouvaient se lire en positif, mais également en négatif - chat échaudé craint l’eau froide ! C’est cet a priori que j’avais avant de me rendre à une deuxième projection de rattrapage le lendemain. Il me faut faire ici un aveu : quoiqu’éclectique dans mes goûts, je ne suis pas fan de (et encore moins compétent en) culture populaire. Ce n’est pas du snobisme, mais né à la campagne, fils ainé d’agriculteurs, les loisirs étaient un concept d’une étrangeté radicale. Dalida se résumait donc pour moi à des chansons, voire des tubes, maintes fois entendus à la radio (’dans le poste !’) depuis mon enfance. Du reste, de sa vie, je ne connaissais absolument rien, ni de ses amours, de ses « emmerdes »... même pas de sa mort ! Toutes choses que le biopic homonyme m’a apprises ! Ce n’est qu’au sortir de salle que la lecture du dossier presse m’a ouvert les yeux alors que le film lui, m’avait ouvert les oreilles !!! Pour découvrir tout d’abord que le film était (assez) fidèle à la réalité. Je venais de découvrir un grande dame qui sortait son premier 45 tours quand j’avais quatre ans, qui épouse Lucien Morisse deux semaines avant mes neuf ans, découvre le suicide de Luigi Tenco quand j’avais 15 ans, devient une star pendant mon adolescence dans un internat, s’initie au disco alors que je suis absorbé par mon job d’Officier de police judiciaire. Auparavant, il y avait bien le comte de Saint-Germain alias Richard Chanfray, ...immortel, à l’entendre lors d’émissions de variétés à la télévision. Quant à ses relations familiales, son suicide... nada, d’autant qu’en mai 1987, je n’étais encore que dans la première année de mon ministère pastoral, autant dire qu’il n’y avait pas le temps ni la place pour la variété !

La découverte de Dalida

Lisa Azuelos dévoile donc Dalida pour le spectateur. Son film devrait séduire ses fans qui sont, je suppose, nombreux au vu de l’immense succès international de celle qui fut donc une très grande chanteuse et un mythe. Qu’on la connaisse (ou pas) le film est l’occasion de découvrir les amours et désamours de Dalida, ses hommes, ses racines, ses deuils, sa profession.C’est aussi, voire surtout, l’importance accordée à la partie vocale, ses chansons et leur mise en contexte. Le film n’a pas une structure linéaire et fonctionne aussi par flashback. Il me donne l’impression (peut-être à tort) d’être construit sur les chansons qui prennent alors tout leur sens. Ainsi l’entendre chanter Il venait d’avoir dix-huit ans a pris pour moi tout son sens, tant le film l’inscrit dans cette folle et passionnante relation amoureuse avec un jeune homme qui lui donnera un enfant (ce qu’elle taira) dont elle avortera, ce qui la rendra stérile à cause des conditions de l’avortement liées à son interdiction par la très catholique Italie.

Je dois ici avouer que le film m’a submergé d’émotion (c’est probablement voulu !) et m’a fait passer outre certaines faiblesses du film : l’âge de certains interprètes ou un minuscule problème de décalage entre les lèvres et le son (normal puisque Sveva Alviti a « chanté »... en playback). A noter également de très bons acteurs au service d’un biopic qui devrait remplir les salles lors de sa sortie. Outre Sveva Alviti (Dalida), Vincent Perez (Eddie Barclay), Nicolas Duvauchelle (Richard Chanfray), Niels Schneider (Jean Sobieski) sont bluffants.


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB

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