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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Guillermo Del Toro
Crimson Peak
Sortie le 21 octobre 2015
Article mis en ligne le 14 octobre 2015
dernière modification le 27 octobre 2015

par Charles De Clercq

Synopsis :
1. Après avoir succombé aux charmes d’un bel inconnu, une jeune femme se retrouve dans une étrange maison au faîte d’une montagne d’argile rouge sang : un endroit empli de secrets qui la hanteront jusqu’à la fin de ses jours. La vérité est là quelque part, entre désir et ténèbres, mystère et démence, cachée aux flancs de Crimson Peak.

2. Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ». Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance et le docteur Alan McMichael.

Acteurs : Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain, Charlie Hunnam, Doug Jones, Javier Botet, Leslie Hope.

Difficile de comprendre l’embargo imposé aux journalistes belges pour ce film. En effet, les critiques étaient déjà référencées sur IMDB et sur des forums cinéma français. En effet, Crimson Peak avait été présenté en avant-première à l’UGC Bercy, à Paris, en présence de Guillermo Del Toro, de Mia Wasikowska et de Tom Hiddleston. On finirait par croire qu’il est vrai l’adage selon lequel l’embargo est souvent imposé à des films auxquels les producteurs ne croient pas. A l’arrivée, malgré certains défauts, le film ne manque pas d’allure.

Le réalisateur nous présente une œuvre de toute beauté, magique, gothique, flamboyante, qui n’est pas sans nous faire remonter dans un cinéma des années 70, avec les moyens modernes en plus. Difficile d’en dire plus sur le scénario sans dévoiler le peu de surprise qu’il offre au spectateur. L’histoire est assez convenue, sans trop de surprises et qu’il s’agit plus d’une histoire gothique, une sorte de conte de fées où celles-ci seraient remplacées par des fantômes. Et si le long métrage a un côté « conte horrifique » il le doit plus à l’ambiance, à la « maison », et au jeu des acteurs, en particulier Jessica Chastain. Il y a certes les fantômes, mais, à la limite, ils sont « too much » et on aurait volontiers pu s’en passer ou, à tout le moins, leur éviter l’aspect grand-guignolesque et assez cliché qui est le leur. A trop montrer, l’effet attendu s’atténue ou se perd. L’angoisse aurait été plus présente si ceux-ci étaient absents ou évanescents.

Le récit oppose quatre personnages - deux par deux - débute aux USA et se poursuit en Europe où l’on découvrira un cinquième protagoniste, la maison de Crimson Peak, actrice à elle seule et centre structurel du récit. La maison est angoissante, fascinante et de toute beauté « gothique ». Construite pour les besoins du film [1], elle a été détruite à la fin du tournage. On notera l’importance de la reconstitution d’époque et en particulier les costumes dont les couleurs devaient être en contrepoint d’autres, fondamentales dans le film, en particulier le rouge (brique !) [2].

Cinq « acteurs » donc : Mia Wasikowska et Charlie Hunnam mais surtout Jessica Chastain et Tom Hiddleston (ainsi que la maison) arrivent à donner une certaine densité au récit (malgré sa faiblesse) et à nous proposer un excellent hommage à la littérature d’horreur du 19e et au cinéma fantastique et horrifique de l’après-guerre et de la Hammer. Dès que l’on franchit le portail de la demeure (qui est un hommage à Citizen Kane), je n’ai pu m’empêcher de songer à La chute de la maison Usher, paradigme de la maison vivante, horrifique et source de tant de souvenirs mortels. Et si chute il y aura ici, elle n’aura pas lieu dans le film, mais dans sa destruction à la fin du tournage ! Pour conclure, retenons aussi le double rôle joué de façon très surprenante par Doug Jones : celui de la mère d’Edith et celui de Lady Sharpe.

En résumé, le film est beau, très beau, fascinant et mérite d’être vu malgré le fait qu’il paraisse un peu une coquille vide (même s’il peut y avoir plusieurs « couches »), comme un « œuf de Fabergé » ! Si vous vous intéressez plus au scénario, vous serez probablement déçus. La peur viendra de l’ambiance, de la maison plus que des fantômes et de certains aspects « gore » en fin de projection.

Diaporama

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