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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Alexandre Aja
Crawl
Sortie du film le 24 juillet 2019
Article mis en ligne le 27 juillet 2019
dernière modification le 30 juillet 2019

par Julien Brnl

Signe(s) particulier(s) :

  • après les échecs de ses adaptations cinématographiques des romans « Cornes » de Joe Hill (2010) et « La Neuvième Vie de Louis Drax » de Liz Jensen (2004), le réalisateur français Alexandra Aja revient au succès avec « Crawl », co-produit par Sam Raimi ;
  • bien que Michael Rasmussen et Shawn Rasmussen ne soient que les seuls scénaristes crédités au générique du film, Alexandre Aja en a réécrit toute une partie, lui qui se déroulait à l’origine uniquement dans les sous-sols de la maison, tandis que l’histoire dévoilait beaucoup trop d’informations sur la vie privée du personnage principal ;
  • alors que l’intrigue est censée se dérouler en Floride, « Crawl » a, en réalité, été entièrement tourné à Belgrade, l’été passé, en Serbie, tandis que tous les alligators du film ont été créés numériquement, exceptés pour quelques têtes, créées en animatronique.

Résumé : Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…

La critique de Julien

Prenez le sous-sol d’une maison, un ouragan de catégorie 5, un père et sa fille, des alligators, mélangez le tout, et le tour est joué ! Avec « Crawl », Alexandra Aja revient au cinéma avec du spectacle sensationnel comme il sait très bien le faire. Dans le genre, on se souvient encore de son éprouvant « Piranha 3D » (2010), qui avait marqué (durablement) nos esprits et retourné notre estomac, à coups de membres arrachés en veux-tu en voilà. Le réalisateur français revient donc à ses grands amours avec un survival à petit budget, dans lequel des membres (c’est le cas de le dire !) d’une famille sont à la merci d’une belle bande d’alligators affamés.

En termes de scénario, on a vite fait le tour de « Crawl ». Il est ainsi question d’Haley, une nageuse en herbe, qui décide, suite à l’appel de sa sœur, d’aller faire un saut chez leur père, Dave, lequel ne répond pas eu téléphone, alors qu’une énorme tempête s’apprête à frapper la Californie, et qu’il est conseillé aux habitants de quitter les lieux. Or, personne à l’appartement, où il vit depuis son divorce, sauf Sugar, le chien de la famille. Alors qu’Haley en veut toujours à son papa pour les histoires du passé, elle le retrouvera à la maison familiale, pourtant vendue... Mais très vite, leurs retrouvailles se transformeront en une partie de jambes... en moins ! Et ça se résume à peu près à ça, puisque la suite de l’intrigue réside en leur évasion, plus que compliquée, tandis que d’autres pauvres victimes serviront d’apéritifs entre temps... Cependant, le film développe une relation père et fille qui vient donner un petit plus au tout, et relever ainsi les enjeux du film. Certes, la survie en est située au cœur, mais elle servira aussi à panser d’autres plaies, quant à elles non-visibles...

Une fois les présentations faites, Aja s’amuse à rendre la vie très difficile à ses personnages durant près d’une heure, pour lesquels on souffre suffisamment pour en venir à serrer les dents. Et en l’occurrence, Alexandre Aja sait y faire lorsqu’il est question d’imaginer le pire qui puisse arriver pour ses différents protagonistes, d’autant plus que les vilaines bébêtes créées numériquement par la société d’effets visuels Rodeo FX sont très bien rendues. Il faut dire qu’ils ne sont pas très gentils ces crocodiles préhistoriques ! De plus, la tension est à son comble, étant donné une mise en scène astucieuse qui joue sur l’arrivée impromptue de ces animaux, par n’importe quel côté, par n’importe quel trou. De plus, le décor principal est un terrain de chasse parfait pour ces monstres, à mesure que l’eau s’y fraie un chemin, avant de progresser dans la maison, donnant dès lors un peu de dynamisme à l’ensemble.



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