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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Cinécure 2014
Article mis en ligne le 3 octobre 2014
dernière modification le 4 octobre 2014

par Charles De Clercq
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 03/01/2014

Double Indemnity (Assurance sur la mort),
Billy Wilder, 1944, 106’.
Film noir exceptionnel qui a profondément marqué le genre. James M. Cain adapté par Raymond Chandler, Barbara Stanwyk fatale comme il n’est pas permis, Fred McMurray dans un contre-emploi totalement antipathique. Edward G. Robinson, pareil à lui-même, est parfait.
Munissez-vous de votre police d’assurance-vie, on ne sait jamais...

 07/02/2014

Persona, Ingmar Bergman, 1966, 84’.
Une comédienne (Liv Ullmann) est frappée de mutisme en scène et est soignée par une infirmière volubile (Bibi Andersson). L’une parle, l’autre écoute, jusqu’au moment où... Chef-d’œuvre étrange et envoûtant sur le thème du double mais aussi de son contraire. Grandioses prestations de deux actrices fétiches du maître suédois.

 07/03/2014

Midnight Cowboy (Macadam Cowboy), John
Schlesinger, 1969, 115’
Une belle et poignante histoire d’amitié entre deux hommes aussi dissemblables que possible, un étalon candide (John Voight) et un rital souffreteux (Dustin Hoffman), paumés parmi les paumés à New York. Avec une chanson restée dans les mémoires, ’Everybody’s talking’ et l’harmonica de Toots Thielemans. Trois Oscars à l’arrivée.

 04/04/2014

L’eclisse, Michelangelo Antonioni, 1962, 126’
Une programmation inspirée par l’exposition ’Michelangelo Antonioni, il maestro del cinema moderno’, vue à Bruxelles en 2013.
Dans ce dernier volet de la trilogie de l’incommunicabilité, le cinéaste donne une vision de la vacuité des milieux financiers qui nous semble terriblement actuelle. Avec Monica Vitti et Alain Delon.

 02/05/2014

L’homme qui aimait les femmes, François
Truffaut, 1977, 120’
« Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe en tous sens, lui donnant son harmonie et son équilibre. »
Hymne formidable aux femmes. Le héros campé fiévreusement par Charles Denner nous fait penser irrésistiblement à Truffaut lui-même, dont c’est peut-être le film le plus personnel avec Les quatre cents coups et La chambre verte. Bientôt 30 ans qu’il nous a quittés et il nous manque toujours autant...

 06/06/2014

Aï no corrida (L’empire des sens), Nagisa
Oshima, 1976, 109’.
En hommage à l’auteur disparu l’an dernier, ce chef-d’œuvre d’érotisme, équivalent cinémato- graphique des ’shunga’, qui eut l’honneur d’une interdiction totale en Belgique à l’époque où le film était dans le circuit Art & Essai en France. Et aujourd’hui il est régulièrement projeté sur Arte. Autres temps, autres mœurs...

 04/07/2014

The Gunfighter (La cible humaine), Henry
King, 1950, 84’.
Gregory Peck dans un de ses meilleurs westerns. Un film tranchant avec la production de l’époque, dont le héros n’est pas un tireur d’élite flamboyant genre Randolph Scott, mais au contraire « un homme inquiet, usé, désabusé, dont la mort semble irrémédiable » (Patrick Brion). En voyant les rushes, les producteurs, catastrophés, ont d’ailleurs voulu faire retourner toutes les scènes avec Peck pour qu’il soit plus conforme à son statut de star. Une date dans l’histoire du western.

 01/08/2014

Les femmes du 6e étage, Philippe Le Guay, 2010, 104’.
Délicieuse comédie à laquelle les héroïnes espagnoles donnent un petit air de vacances bien de saison.
Un des rôles les plus sympas de l’irrésistible Luchini.

 05/09/2014

Blackmail (Chantage), Alfred Hitchcock, 1929, 85’.
A la charnière du muet et du parlant, l’univers futur du maître du suspense est déjà présent dans ce film policier dont l’héroïne est évidemment blonde. Le génie de cet exceptionnel inventeur de formes nouvelles au cinéma s’exprime ici dans un usage expressif du son qui laisse le spectateur sans voix.

 03/10/2014

Phantom of the Paradise, Brian De Palma,
1974, 92’.
Grandiose variation rock sur Le Fantôme de l’opéra réalisée avec des moyens dérisoires masqués par le talent du réalisateur. Judicieux usage du split screen, qui sera un temps la marque de fabrique de l’auteur. Premier succès annonciateur des deux chefs-d’œuvre qui le suivront, ’Obsession’ et ’Carrie’.

 07/11/2014

Quai des brumes, Marcel Carné, 1938, 91’.
Sorti l’année de la création de notre Cinémathèque royale, un incontournable du réalisme poétique des années 30. Prix Louis Delluc 1939. Le film a sans doute vieilli, son charme n’en est pas moins intact : aujourd’hui encore il nous permet de rêver d’un ailleurs qui efface la grisaille de ces quais où la brume s’effiloche, où la pluie fait luire les pavés, d’un ailleurs sans bassesse, sans hypocrisie, sans veulerie (d’après Claude Bouniq-Mercier).

 05/12/2014

Film surprise, 1968, 99’.





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