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CINECURE
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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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François Girard (2014)
Boychoir
Sortie le 8 avril 2015
Article mis en ligne le 12 mars 2015
dernière modification le 8 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Un garçon de onze ans très perturbé, élève de l’American Boychoir School, fait la rencontre d’un chef de chœur qui va permettre à son talent d’éclore.

Acteurs : Garrett Wareing, Dustin Hoffman, Kathy Bates

Si au plan cinématographique le film n’est pas révolutionnaire, il se laisse regarder (et écouter !) avec beaucoup de plaisir. Il s’agit d’un long métrage musical, très « classique » donc (en jouant sur les mots !) qui raconte l’itinéraire improbable d’un jeune garçon « difficile » et indiscipliné qui possède une très belle voix et que la directrice de son école mettra sur la voie d’une école prestigieuse de chant, dirigée par Dustin Hoffman.

Ce film musical, dont le style fera penser a un autre, français, Les choristes, avec un soupçon de Whiplash n’apporte donc rien de neuf mais il apporte beaucoup d’émotion en frôlant parfois l’excès de sentimentalisme et de beaux sentiments.

Il va de soi que l’on se dirigera vers un happy end malgré un certain nombre d’embûches, de rivalités... et de drames familiaux. C’est que la mère du jeune et futur prodige est seule à la maison avec son fils. Il est le fruit d’une relation adultérine, son père étant marié avec une autre à l’époque de sa conception. Hélas pour notre héros, sa mère va disparaitre tragiquement... mais son père va veiller, de loin sur lui. C’est que, bonne nouvelle : il est très riche. Vraiment très riche. Alors, sans abandonner son propre foyer et sans y mêler son fils illégitime... il va, bien entendu, lui donner un fameux coup de pouce grâce à l’argent. Et si l’école à des principes, ceux-ci peuvent être revus à l’aune d’une belle manne financière... Cette intrigue ajoute donc encore un bonus sentimental à l’aspect conte de fée. N’oublions pas qu’il y aura ensuite, une pierre d’achoppement au tournant : la mue !

Jouons encore sur les mots : nous avons donc affaire ici à un « maitre-chanteur » qui nous prend à la gorge par les bons sentiments et nous permet de naviguer dans un répertoire qui s’étend de Spem in alium (motet à quarante voix de Thomas Tallis - 1505 - 1585) au Messie (1741) de Haendel.

J’avoue que je me suis laissé faire en romantique sentimental incorrigible, malgré un conte cousu de fils blancs et un Dustin Hoffman qui surjoue parfois.

Enfin, la bande son m’a... en-chanté et que le jeune acteur chante très bien (j’ai l’impression qu’il n’est pas doublé)...



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