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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Jean-François Richet
Blood Father
Sortie le 7 septembre 2016
Article mis en ligne le 25 août 2016
dernière modification le 12 septembre 2016

par Charles De Clercq
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Le retour de Mel Gibson en antihéros solitaire en mode « clichés » !
Un film de série B. très classique, convenu, et ultra-prévisible. 57/100

Synopsis : John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille… Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…

Acteurs : Mel Gibson, Erin Moriarty, Elisabeth Röhm, William H. Macy, Diego Luna

Certaines affiches présentent le film comme offrant « Le grand retour de Mel Gibson ». Alors, grand retour ? Peut-être ! Mais pas du « grand Mel Gibson ». Difficile de savoir ce qu’envisageait le réalisateur en nous offrant ce personnage de looser quasi solitaire qui part dans des zones désertiques pour affronter de très vilains méchants. Le héros, ou plutôt l’antihéros est un ancien alcoolique, vit dans une « zone » où sont rassemblées plusieurs caravanes minables, y compris celle de son « sponsor » (on suppose "superviseur ?). Les mauvais ont des mines patibulaires, motards tatoués (tatouages de gangs tous plus dangereux les uns que les autres, dont certains, bien entendu, sont mexicains), ds brigands membres de cartels, un ancien pote, fan du nazisme, immigrants mexicains, un très affreux et méchant siccario, des (anciens) AA...

Il y a bien une bonne idée au début, lorsque celle que l’on découvrira plus tard être la fille de John Link, à la caisse d’un magasin qui demande des cigarettes. On lui demande alors sa carte d’identité... ! Elle les laisse donc et dit « alors seulement les balles » (celles que l’on vient de voir défiler sur le tapis roulant de la caissière !). Ensuite, rien de nouveau sous le soleil du désert. Ce n’est pas franchement mauvais, mais cet itinéraire d’une possible rédemption est bourré de tellement de clichés, de situations totalement prévisibles, que cela n’apporte vraiment rien au cinéma ! Peut-être au portefeuille de Mel Gibson ?! Mais rien de commun avec le héros malgré lui de la saga Mad Max !

C’est donc plutôt un (pas mauvais) film de série B ! B. comme « bof » ? Pour se divertir durant une heure trente en mangeant du pop-corn. Il ne faut donc pas demander au film plus qu’il ne peut donner. Si vous acceptez cela, cela vous évitera bien des déceptions. La cible ? Les ados ? Peut-être, mais ils ont probablement mieux - à leur estime - avec les jeux vidéos ou chercher des Pokemons.

Bande annonce en VO :


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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