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CINECURE
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Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews. Si celui-ci produit des émissions consacrées au cinéma sur la radio RCF Bruxelles, celle-ci n’est aucune responsable du site ou de ses contenus et aucun lin contractuel ne les relie. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

Guillaume Pierret
Balle Perdue 2
Sortie du film le 10 novembre sur Netflix
Article mis en ligne le 12 novembre 2022

par Julien Brnl

Genre : Action, policier

Durée : 98’

Acteurs : Alban Lenoir, Stéfi Celma, Pascale Arbillot, Sébastien Lalanne, Diego Martín, Jérôme Niel....

Synopsis :
Après la mort de Charras, Lino et Julia ont pris la relève et forment la nouvelle équipe de choc de la brigade des stups. Bien déterminé à retrouver les assassins de son frère et de son mentor, Lino continue sa traque et ne laissera personne se mettre en travers de sa route.

La critique de Julien

Il y a deux ans, Netflix dégainait « Balle Perdue », le premier film explosif de Guillaume Pierret, devenu l’année de sa sortie le deuxième film en langue non-anglaise le plus vu sur la plateforme aux États-Unis. Ce premier long-métrage racontait alors l’aventure de Lino (Alban Lenoir), un génie de la mécanique automobile, recruté par la brigade des stups pour neutraliser des « go fast » (littéralement des conducteurs rapides), lequel s’était lui-même fait arrêter des mois plus tôt après un braquage raté. Accusé à tort du meurtre de son mentor Charras (Ramzy Bedia, à contre-emploi), alors perpétué par Areski, l’un de ses collègues ripou (Nicolas Duvauchelle), il ne restait plus à Lino qu’un seul espoir pour prouver son innocence, à savoir une balle perdue, dans une voiture disparue. Bien qu’empruntant des voies de garage déjà vues et (ultra-)codifiées, ce premier volet était est tout aussi rapide et furieux que ses modèles américains, et surtout bien plus réaliste dans son exécution, et son action, lequel remplissait son contrat de divertissement calibré, dynamique, et porté par une caméra et un casting qui n’étaient pas là pour plaisanter... Qu’en est-il donc de cette suite, sobrement intitulée « Balle Perdue 2 » ?

La première réponse à apporter est certainement celle de la nécessité d’avoir regardé le premier film, étant donné que les événements présentés ici se déroulent exactement après les précédents (cliquez ici pour vous en rappeler : [1]), même si un rapide préambule permet de comprendre leur issue. D’ailleurs, force est de constater que celui-ci présente des images jusque-là non vues dans « Balle Perdue », mais parfaitement réalistes et suggérables. Celles-ci sont dès lors révélées ici au profit de la nouvelle intrigue, installant directement les enjeux du personnage principal, dans sa quête de justice. Pourtant, le cœur de l’action débute ici un an après les derniers faits, alors que Lino fait une fois de plus partie de la brigade des stups, lequel fait équipe avec Julia (Stéfi Celma), et améliore encore sa voiture-bélier (jolie R21 rouge, qui devient ici bleue), agrémentée d’harpons accrochés au pare-chocs, libérant de puissantes pulsions électriques une fois ces derniers accrochés au soubassement d’une voiture. Et autant dire qu’il ne faudra pas longtemps à Lino pour tester sa machine...

À peine le temps de nous mettre dans l’ambiance et d’installer le cadre que Guillaume Pierret et Alban Lenoir nous ressortent l’artillerie lourde, entre courses-poursuites à la frontière espagnole (où la Guardia Civil guettent tout ce qui la traverse - représentée ici par l’acteur Diego Martín) et combats à mains nues, extrêmement violents. Mais surtout, cette suite à la bonne idée de ne pas aller trop vite en besogne, dans le sens où un troisième volet a déjà été commandé par Netflix, son scénario prenant dès lors ici une destination inattendue, laissant place à un pur spectacle de cinéma, sans jamais changer de direction, ou plutôt de destination ! Dès lors, pas de surprise ici si l’on vous dit que « Balle Perdue 2 » garde de la marchandise en stock, tout en restant très efficace. La preuve en est, lui qui, après une demi-heure sans grand risque, monte sur ses chevaux, et nous immerge dans une folle et impressionnante course contre la montre à la protection d’un témoin (Sébastien Lalanne), lequel pourrait mener à l’issue de l’enquête en cours, et que beaucoup de monde tente dès lors de s’emparer, que ça soit les Espagnols, le commandant des stups, la collègue de Lino, Julia, et sa hiérarchie (Pascale Arbillot), et bien évidemment Lino lui-même, seul, à priori, contre tous...

Encore plus vrombissant et énervé que son prédécesseur, « Balle Perdue 2 » se révèle tout aussi spectaculaire, tandis qu’Alban Lenoir fait encore des merveilleux dans la peau de son personnage, alors que celui de Stéfi Celma gagne ici en épaisseur, les fesses entre deux chaises, partagé entre son dévouement pour ses supérieurs, et l’amitié qu’elle porte pour Lino (et sa cause). Certes, la corruption et les pots-de-vin, ce n’est pas nouveau dans le genre, mais ce film est un actioner retors qui ne démérite pas, au regard de ses cousins anglophones, tout en faisant obstacle, lui, d’effets numériques à outrance. Et puis, la mécanique bien rodée de Guillaume Pierret permet à son film de gagner en tension, lui qui filme des scènes d’action très lisibles, au travers desquelles un bus traverse même les bandes de circulation avec, pour résultat, un grandiose carambolage, tandis qu’il fait ici - littéralement - voler les voitures... Vous avez bien lus ! Bref, c’est fou, assumé, jamais (trop) bête, et jouissif ! On en redemande !



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