Bandeau
CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
Ant-Man et la Guêpe
Réalisateur(s) : Peyton Reed
Article mis en ligne le 24 juillet 2018
dernière modification le 26 juillet 2018

par Julien Brnl
logo imprimer

« Ant-Man et la Guêpe » fait donc office de bonbons qui ne collent pas aux dents, à défaut de se digérer trop facilement. C’est un divertissement visuellement ludique et inventif, mais assez léger, et donc très vite oublié lorsqu’on le compare aux derniers mastodontes de l’écurie Marvel. 13/20

➡ Vu au cinéma Kinepolis Liège - Sortie du film le 18 juillet 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • vingtième film issu du MCU, l’Univers Cinématographique Marvel, faisant suite à « Ant-Man » (2015) et « Captain America 3 : Civil War » (2016), et non de « Avengers 3 : Infinity War », sorti cette année, et dont il ne prend donc pas en compte les événements, excepté dans ses scènes post-générique ;
  • dans cet épisode, les protagonistes font face à un nouvel ennemi nommé Fantôme, apparu pour la première fois dans les comics Marvel dans le numéro 219 d’Iron Man sous l’apparence d’un personnage masculin, dotée du pouvoir unique d’intangibilité, et possédant un costume lui permettant d’être invisible à volonté, de stabiliser son apparence, et de passer à travers n’importe quel obstacle.

Résumé : Suite aux événements survenus en Allemagne aux côtés de Captain America, Scott Lang doit encore rester cloîtré chez lui à San Francisco jusqu’à la fin de son assignation à résidence de deux ans qui doit se terminer dans 3 jours. En parallèle, il tente de gérer l’entreprise qu’il vient de créer avec son ami Luis et d’assumer ses responsabilités de père envers sa fille Cassie. Sa situation se complique après un étrange rêve très réaliste le mettant en scène dans l’univers subatomique, puis dans le corps d’une femme jouant à cache-cache avec sa fille. Après en avoir fait part au Dr Henry Hank Pym, en fuite pour être complice Lang et non-respect des accords de Sokovie, ce dernier envoie sa fille Hope van Dyne enlever discrètement Scott. Celui-ci apprend alors que Pym a secrètement construit un tunnel quantique pour retourner dans l’univers subatomique, où s’est fait piéger sa compagne Janet, 30 ans auparavant, en stoppant un missile nucléaire qui menaçait des millions d’Américains. Janet aurait transmis sa position à Scott. Cependant, de nouveaux ennemis convoitent aussi l’invention de Pym, ce qui contraint Scott de renfiler son costume d’Ant-Man pour se battre aux côtés de la Guêpe…

La critique

Difficile pour ce film de passer après le claquement de doigts de Thanos dans « Avengers 3 ; Infinity War » sans y apporter de réponses quant à ses conséquences. Tandis qu’il y était aux abonnés absents, Ant-Man nous revient ici dans une aventure tampon située après les événements survenus en Allemagne dans « Captain America 3 : Civil War », et donc avant le dernier épisode des Avengers. L’intérêt dans ce film réside donc dans l’évolution de son personnage depuis sa dernière apparition dans le MCU, où celui-ci doit maintenant assumer devant la justice ses positions prises en Allemagne, et surtout son rôle de père. Scott Lang, c’est le plus ordinaire des super-héros Marvel, lui dont les pouvoirs résident uniquement dans son costume, créé par le docteur Hank Pym (Michael Douglas), et ancien Ant-Man. D’ailleurs, Pym cherche à retrouver son épouse, le docteur Janet van Dyne (Michelle Pfeiffer), et ancienne Guêpe, perdue dans la dimension subatomique depuis de nombreuses années. Avec l’aide de la fille de ce dernier (et nouvelle Guêpe) Hope Van Dype, Ant-Man mettra à profil de sa personne pour leur permettre de recomposer leur famille.

Prendre le temps d’approfondir la psychologie et la personnalité d’un de ses personnages n’est pas vain, mais le MCU nous avait habitué à mieux au niveau du scénario. Car cet « Ant-Man et la Guêpe » se révèle assez anecdotique au sein de l’univers étendu, et donc pour la suite des événements. C’est sans doute là que le film marque ses limites. Mais il faut le prendre comme tel, soit un épisode de transition pour le seul super-héros que le gouvernement est capable de contrôler, lui qui en fait donc ici les frais. Famille, entraide, et devoirs, tels sont donc les thèmes porteurs dans cette aventure encore plus fantaisiste que ne l’était la première.

L’originalité de l’univers de ce personnage, c’est de jouer sur les échelles de taille. Grâce à son costume, Scott Lang peut s’agrandir ou se réduire autant qu’il le veut, ce qui en est de même pour la Guêpe. Aussi, ce dernier leur donne la possibilité de réaliser la même chose avec n’importe quel objet qu’ils viendraient à croiser sur leur chemin. Ainsi, l’action cible ses ressorts dans l’utilisation de cette technologie sans précédent, capable de passer de l’infiniment petit (la dimension subatomique) au très grand, créant ainsi des situations totalement uniques et divertissantes. Lors de scènes d’action et de combats, nos personnages, miniaturisés, se retrouvent par exemple face à un environnement surdimensionné, mais pourtant à taille humaine, avant de reprendre l’instant d’après leur taille réelle, leur permettant ainsi de prendre l’ennemi à partie. Mais ce qui est d’autant plus dans le genre, c’est l’utilisation de leur pouvoir dans leur quotidien, notamment lorsqu’ils traversent San Francisco à bord d’une voiture miniature, appartenant à Hank Pym, au même titre qu’une multitude d’autres, dans une boîte. Pym est également propriétaire d’un laboratoire qui lui est possible de réduire en mallette portable, qu’il garde évidemment toujours auprès de lui, d’autant plus qu’il y construit à l’intérieur un tunnel quantique afin de ramener de la dimension subatomique son épouse ; objet que va convoiter un trafiquant d’armes et de pièces, chez lequel il se fournissait jusque-là, ainsi qu’un autre ennemi, assez vulnérable.

« Ant-Man et la Guêpe », c’est avant tout une idée phare bluffante, soit le pouvoir de rétrécissement d’Ant-Man, nous donnant l’occasion de découvrir des objets du quotidien d’un point de vue infiniment petit, et pourtant très photoréaliste. On se retrouve alors pour notre plus grand plaisir à taille de fourmi, ce qui est d’autant plus à voir en trois dimensions. Visuellement, ce second épisode met le paquet. Aussi, le duo formé par Paul Rudd et Evangeline Lily fonctionne plutôt bien, tandis que cette dernière illustre la force et l’importance de femmes au sein des super-héros.

Là où cette suite déçoit quelque peu, c’est dans son humour, outre que celui auquel renvoie le visuel. Le moins bon exemple est le personnage de Luis (interprété par Michael Peña), assez lourd dans ses interventions en rigolo de service. Et puis, comme déjà dit, c’est dans ses enjeux scénaristiques que le film s’en sort le moins bien. De plus, les dernières minutes du film s’emportent dans la notion de dimension subatomique et d’espace quantique, sans véritablement être clair dans ses propos, et répondre à nos questions, au regard du personnage campé par Michelle Pfeiffer. En effet, cette grande dame du cinéma aurait mérité un rôle moins bref, et bien plus développé, laquelle semble d’ailleurs posséder des pouvoirs dont on ne connaît pas vraiment les origines...



Au hasard...

0 | 10 | 20 | 30

Final Portrait
le 26 juin 2018
On Chesil Beach / Sur la plage de Chesil
le 19 août 2018
Victoria and Abdul / Confident Royal
le 10 novembre 2017
Ready Player One Movie
le 26 avril 2018
Les Dents, Pipi et au Lit
le 24 juin 2018
Game Night
le 26 avril 2018
Burning
le 5 septembre 2018
Monsieur je-sais-tout
le 19 mai 2018
Every Day
le 22 avril 2018
Wind River
le 25 octobre 2017
RSS

2014-2018 © CINECURE - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.15