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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Fabien Onteniente
All Inclusive
Sortie le 13 février 2019
Article mis en ligne le 5 mars 2019
dernière modification le 7 mars 2019

par Julien Brnl

Signe(s) particulier(s) :

  • après la trilogie « Camping » et « Disco » (2008), « All Inclusive » marque la cinquième collaboration entre Franck Dubosc et le réalisateur Fabien Onteniente.

Résumé : Planté par sa fiancée à l’aéroport, Bruno s’envole seul pour une semaine dans un club de vacances All Inclusive aux Caraïbes. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, il va devoir partager sa chambre avec Jean-Paul Cisse, éternel célibataire très envahissant…
Avec Lulu, retraitée et veuve très open, Caroline, Manon et Sonia, trois copines venues enterrer le divorce de la première et Edouard Laurent, le directeur du Club Caraïbes Princess, les deux vacanciers ne sont pas prêts d’oublier leur séjour sous le soleil des cocotiers.

La critique de Julien

Bienvenue au Club Caraïbes Princess ! Direction la Guadeloupe pour le dernier film de Fabien Onteniente, où nous avons le plaisir de retrouver Patrick Chirac, joué par Franck Duboscq. Enfin, ça, c’est ce qu’on aurait tendance à dire, étant donné la ressemblance flagrante... En effet, impossible de ne pas établir le parallèle entre son célèbre personnage interprété dans « Camping » du même cinéaste, et celui qu’il incarne dans son nouveau film, « All Inclusive ». Dans cette comédie, Dubosc est Jean Paul Cisse, un étrange célibataire sans pied-à-terre, vivant au rythme des vacances, et des gens un peu paumés qu’il rencontre à l’aéroport. Très envahissant, le gars se révèle être en fait une sorte d’ange gardien de l’amour, notamment ici pour Bruno (François-Xavier Demaison), ayant remporté un voyage tout frais payé pour deux personnes. Sauf que sa fiancée, faute de passeport en ordre, et dispute à la clef, est restée sur le sol de l’aéroport français. Le voilà qu’il embarque donc sans sa moitié pour ce voyage, suite à la persuasion de Jean-Paul, et n’imaginant pas une seule seconde que ce séjour va lui permettre de se retrouver...

On a beau avoir adoré le premier film et dernier rôle de Franck Duboscq au cinéma dans « Tout le Monde Debout », force est de constater que l’humoriste retombe vite dans ses travers. Co-écrit à six mains, « All Inclusive » ne cesse de brasser du vide. Car il ne se passe (à proprement parlé) rien dans ce club de vacances à la « Camping Paradis », si ce n’est une petite crise existence et amoureuse d’un homme - soi-disant vendu comme ancré dans notre quotidien - et traitée de manière très superficielle. Pire encore, l’écriture, très paresseuse, ne suggère aucun humour, ni aucune situation digne de sa classification. En guise d’exemple, nous avons droit aux flatulences de Jean-Paul Cisse dans une piscine, s’exclamant alors de ne pas avoir pété, tandis que les personnes qui l’entourent comme à chanter tout le contraire...
En plus du manque d’intérêt total du métrage, la mise en scène façon téléfilm peine à soulever un quelconque rythme à ces aventures sous le soleil des Caraïbes. On s’ennuie donc, dure comme fer, dans ce patchwork de ce que la comédie française peut faire de plus insignifiant. Et puis, pourquoi se sentent-ils obligés de nous montrer Frank Duboscq en maillot, et même tout nu ? Vraiment, on aurait préféré qu’il coupe cela au montage...

Si l’on y regarde de plus près, il n’y a qu’à observer l’affiche du film pour se rendre compte que quelque chose cloche dès le départ. Car ce montage photo est sans doute ce qu’il y a de plus marrant autour de ce film.

Alors qu’on y retrouve deux « Bronzés » au casting, la bande-annonce du film nous vendait également du rêve, où Josiane Balasko (Lulu, retraitée très ouverte) et Thierry Lhermitte (Edouard Laurent, le directeur du club) nous jouaient le coup des retrouvailles... Mais cela s’arrêtera là... S’il faut attendre la dernière réplique du personnage de Balasko pour lui donner un semblant de profondeur, Dubosq et Demaison sont énervants et caricaturaux, tandis que le reste du casting est inexploité, et ne sert qu’à rallonger la (longue) liste des têtes connues au générique.
Bref, rien n’y fait, ce « All Inclusive » est tout simplement mauvais. C’est là que l’on regrette, par exemple, et sans être un chef-d’œuvre de la comédie, le film « Larguées » d’Éloïse Lang, sorti l’année passée. On ne va pas enfoncer davantage le clou, mais plutôt terminer en vous conseillant de ne pas aller voir cette hécatombe en salle. En tout cas, si des vacances en Guadeloupe ressemblent à ça, autant réserver à la Côté belge...



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