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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Joe Cornish
Alex, le Destin d’un Roi
Sortie le 3 avril 2019
Article mis en ligne le 20 avril 2019

par Julien Brnl

Signe(s) particulier(s) :

  • second long métrage du réalisateur, scénariste, acteur et présentateur de radio Joe Cornish, après « Attack the Block » (2011) ;
  • le personnage principal, Alex, est interprété par Louis Ashbourne Serkis, fils d’Andy Serkis, lequel a été choisi à travers un grand casting d’enfants ;
  • s’inspire de la légende arthurienne d’Excalibur et des chevaliers de la Table Ronde.

Résumé : Alex est un écolier ordinaire de 12 ans dont la vie va être bouleversée par la découverte de l’épée mythique Excalibur. Il doit à présent former une équipe de chevaliers composée de ses amis, de ses ennemis et du légendaire Merlin l’Enchanteur, afin de contrer la maléfique Morgane, venue du Moyen-Age pour détruire le monde. Alex devra alors se transformer en un héros qu’il n’a jamais rêvé de devenir.

La critique de Julien

La dernière fois que le cinéma s’est emparé de la légende du Roi Arthur, c’était il y a deux ans, avec le film de Guy Ritchie « Le Roi Arthur : la Légende d’Excalibur », alors porté par Charlie Hunnam dans le rôle-titre. Sans tenir compte de l’échelle du temps, et écrasé par une mise en scène épileptique, le film s’est vautré tant au niveau critique que commercial, tandis que nos yeux et nos oreilles en prenaient pour leur grade dans cette soupe indigeste et fatigante. Enterrée à tout jamais (son studio - la Warner - en paie pourtant encore les frais), cette relecture de la légende arthurienne enfonçait profondément l’épée dans la plaie des adaptations cinématographiques des aventures du Roi des Bretons, après notamment le déjà peu apprécié « Le Roi Arthur » d’Antoine Fuqua, sorti treize ans plus tôt.

Aujourd’hui, c’est le Britannique Joe Cornish qui s’empare du mythe du seigneur breton dans une aventure menée tambour-battant par... des enfants ! Après avoir confronté un gang d’adolescents à une invasion d’extraterrestres féroces dans une citée transformée en une cour de récréation futuriste au travers de son premier film « Attack the Block » (2011), le cinéaste touche-à-tout fait ici d’un écolier ordinaire un héros des temps modernes, alors capable de manier l’épée d’Excalibur. Alex devra alors, accompagné de ses amis (et ennemis repentis) - devenus les chevaliers de la Table Ronde - et de l’aide de Merlin l’Enchanteur, empêcher la terrible Morgane (demi-sœur de ce dernier) de s’emparer du monde, elle qui est revenue du Moyen Age pour répandre sa puissance maléfique...

Aventure d’héroïsme fantasy, « Alex, le Destin d’un Roi » affiche au travers de son scénario enfantin un beau message autour de la stupidité de l’être humain à répandre le mal dans le monde qui l’entoure, plutôt qu’à le combattre ensemble. Ici, une bande de gamins se retrouve ainsi à devoir sauver le monde d’une terrible menace, mettant de côté leurs différences, rancœurs et maladresses pour s’unir contre elle, et s’improviser chevaliers. Voilà un message qui mérite au moins de montrer l’exemple, malgré sa gentillesse.

Tandis qu’il y parle aussi de harcèlement scolaire et de filiation paternelle, le film est inégal dans ses idées et sa durée, malgré la modestie de ses propos sous-jacents, assez politiques. Ainsi, certains passages auraient très bien pu être coupés au montage, ou le script revisionné, pour alors n’en garder que le plus efficace. Le film souffre également d’effets spéciaux pas toujours convaincants, ce qui est pour le moins dommage pour un film où il est question de magie. D’ailleurs, les nombreux passages où l’ennemi et son armée de démons cavaliers apparaissent sont à moitié lisibles, étant baignés dans une teinte d’image sombre et terne.



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