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CINECURE
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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
La Saveur des Rāmen / Ramen Shop
Réalisateur(s) : Éric Khoo
Article mis en ligne le 13 octobre 2018

par Julien Brnl
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Voilà ce qu’on appelle un énorme coup de cœur, pour un film tendre et revigorant, à la fois témoin du passé, de l’avenir, et tout cela par le biais de la nourriture. Judicieux, et vraiment délicieux ! 16/20

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 19 septembre 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • septième long métrage du réalisateur et producteur singapourien Éric Khoo ;
  • même s’il célèbre la nourriture de manière générale comme moyen de réconciliation, le cinéaste met en images deux plats extrêmement populaires dans chacune des cultures (japonaise et singapourienne) dont traite l’histoire, soit le Rāmen, qui est un plat japonais (importé de Chine au XXème siècle) constitué de nouilles dans un bouillon à base de poisson ou de viande et souvent assaisonnés au miso ou à la sauce soja, et le Bak Kut Teh, qui est une soupe de porc à la chinoise très appréciée à Singapour.

Résumé : Masato, jeune chef de Ramen au Japon, a toujours rêvé de partir à Singapour pour retrouver le goût des plats que lui cuisinait sa mère quand il était enfant. Alors qu’il entreprend le voyage culinaire d’une vie, il découvre des secrets familiaux profondément enfouis. Trouvera-t-il la recette pour réconcilier les souvenirs du passé ?

La critique de Julien

S’il y a bien un film qui va éveiller vos papilles gustatives, tout en vous rassasiant bien plus qu’il ne le faut, c’est le dernier film du Singapourien Éric Khoo, « La Saveur des Rāmen ». Un régal !

Alors que son papa vient de s’éteindre, un jeune chef japonais en quête de saveurs (lui qui a été baigné dans la cuisine depuis tout petit par ses parents) entreprend un voyage sur les traces de sa maman (maintenant décédée), à Singapour, afin de retrouver le goût des bonnes choses, et de la vie. Tandis que son papa était japonais, et sa maman singapourienne, Masato va alors découvrir sur sa route des secrets familiaux bouleversants qui vont changer le cours de sa vie...

Voilà ce qui s’appelle traiter du sujet délicat en passant par un chemin semé de bonnes choses. Mais si ce qui semble être de la succulente nourriture fait partie intégrante de cette histoire, celle-ci est utilisée pour mettre en images une histoire au passé lourd, soit les relations conflictuelles entre le Japon et Singapour, remontant à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, alors que la Japon occupait Singapour, et que les morts innocentes se comptaient par milliers... Ainsi, au fur et à mesure de la quête gustative de Masato dans la préparation du plat singapourien que lui cuisinait sa maman, cette dernière va lui révéler le passé familial et difficile entre ses parents et grands-parents, résultant directement de la souffrance vécue par ces victimes de guerre, qui peinaient encore à l’époque à oublier, à pardonner, malgré les années... Sans en dire davantage, autant vous dire par contre que le réalisateur réussit haut la main à mettre en scène cette histoire touchante et délicate, laquelle vous invitera à sans doute verser une petite larme.

Si on s’attendait à voir de jolis plats et un amour inconditionnel et communicatif pour la cuisine au travers du parcours du personnage principal, on ne s’attendait pas à la découverte d’une pareille histoire, en l’occurrence très forte et profonde, à l’ampleur universelle, et faisant référence à une multitude de thématiques importantes, telles que le pardon, l’acceptation, le réconfort, ou encore la réconciliation. Et justement, on félicite cette manière originale, et finalement très culturelle de parler du souvenir, de l’identité et du partage, et cela quel que soit l’origine, ou le passé.

Sans pathos, « La Saveur des Rāmen » nous berce par son emballage onctueux, composé de sublimes images, de moments et flash-back hors du temps, de notes de piano utilisées à bon escient, ou encore d’un casting très touchant, emmené par le talentueux, et extrêmement vibrant Takumi Saitō.

Lien vers la critique de Cinécure.

Photos

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Bande annonce :

https://www.youtube.com/embed/8UonSuigFp4
LA SAVEUR DES RAMEN Bande Annonce (EXCLUSIF, 2018) - YouTube


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