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CINECURE
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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
🎬 Gaston Lagaffe Le Film
Réalisateur(s) : Pierre-François Martin-Laval
Article mis en ligne le 26 avril 2018

par Julien Brnl
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➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 04 avril 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • seconde adaptation de la bande dessinée franco-belge « Gaston » d’André Franquin après « Fais gaffe à la gaffe ! » de Paul Boujenah, en 1981, déjà un échec critique et commercial ;
  • la fille de Franquin, Isabelle Franquin, qualifie le film réalisé par Pierre-François Martin-Laval de « désastre », elle qui ne possède qu’un droit moral sur l’œuvre de son père, et qui n’a donc pu l’empêcher.

Résumé : M’enfin ! Gaston débarque en stage au Peticoin.
Avec ces inventions délirantes, il va changer le quotidien de ses collègues.
Chat, mouette, vache, et gaffophone seront au rendez-vous des aventures de notre bricoleur de génie qui ne pense qu’à faire le bien autour de lui mais qui a le don d’énerver Prunelle son patron. Les gaffes à gogo de notre empêcheur de travailler en rond pourront-elles éviter que le redoutable Monsieur de Mesmaeker rachète le Peticoin ?

La critique

La comédie française continue de dénaturer et salir l’art de la bande-dessinée. À peine un mois et demi après le four réalisé par « Les Aventures de Spirou et Fantasio », Pierre-François Martin-Laval (dit PEF) adapte « Gaston Lagaffe ». Droits cédés et gros sous, voilà les causes initiales de l’existence-même de ce naufrage.

En passant de la bande-dessinée au live-action, les aventures de Gaston perdent (une fois de plus) leur sauveur originale, tant ce qui caractérise les gags de Gaston réside dans la qualité du dessin de Franquin. Même si PEF en conserve l’ADN, cela ne suffit malheureusement pas pour en faire une bonne adaptation.

Ici, l’action se déroule de nos jours, tandis que Gaston (Théo Fernandez, vu dans « Les Tûche ») ne travaille donc plus au Journal de Spirou, mais bien dans une start-up nommée « UnPetiCoin », qui rend « utile l’inutile ». Sans surprises, on suivra les bêtises de Gaston à mesure qu’il crée des inventions sans grand danger pour son entourage (ou presque).
On retrouve ainsi quelques personnages du paysage de Gaston, tels que Prunelle (PEF lui-même), Longtarin (Arnaud Ducret), De Mesmaeker (Jérôme Commandeur), Mademoiselle Jeanne (Alison Wheeler), et bien d’autres, sans oublier ses fidèles amis animaux (chat, mouette et poisson rouge).

Humour aux abonnés absents, acteurs accoutrés qui jouent en roue libre, montage bourratif et désarçonnant : cette adaptation est tout simplement un mauvais film, qui ne remplit même pas son quota de divertissement. On s’y ennuie affreusement, n’ayant rien à se mettre sous la dent de consistant. Le scénario de Mathias Gavarry et Pierre-François Martin-Laval n’est qu’une succession sans intérêt, ni drôlerie, de gags qui tombent tous à l’eau, et qui ne mènent nulle part. Et puis, ce n’est visuellement pas très beau. M’enfin, c’est quoi ce truc !?

6/20



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