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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour RCF.

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Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald

Synopsis : 1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.

Acteurs : Eddie Redmayne, Johnny Depp, Ezra Miller, Zoë Kravitz, Jude Law, Katherine Waterston, Ólafur Darri Ólafsson, Kevin Guthrie, Dan Fogler, Callum Turner.

Autant préciser de suite que nous ne faisons pas partie du fan club d’Harry Potter et de l’univers de ce « sorcier ». Non que nous n’aimions pas mais que nous sortons de notre zone de compétence. Dès lors, il se trouvera des fans (geek ou pas) qui analyseront ce nouvel univers, ou se bestiaire, pour juger, jauger, comparer, dénigrer éventuellement par rapport aux « sources ».

Notre propos n’est pas là, du tout. De suite, il faut quand même bien admettre qu’il s’agit d’un univers de fiction auquel la conceptrice a donné vie, en livres et à l’écran. C’est donc de la pure création et peu nous chaut que les règles de ce monde de sorciers soient respectées ou pas. Que l’on apporte de nouveaux personnages, qu’il y ait des incohérences. Nous ne sommes pas dupes. Pour certains voire une majorité des intervenants de cette chaine qui conduit de l’idée à la concrétisation, il y a d’abord une question d’argent et de rentabilité. Et donc oui, faire une saga de cinq films sur une donnée assez mineure de l’univers d’origine, à savoir broder et broder encore sur un bestiaire fantastique, c’est avant tout une question de pognon, de rentabilité et de faire casquer les spectateurs et/ou fans ! A part cela, est-ce « utile » ? Est-ce que cela va améliorer le monde ? Est-ce que cela va apporter quelque chose de neuf au cinéma ? Non. Voilà, c’est écrit. Mais, il faut, dans la foulée, écrire tout aussi vite que le film nous a plu et que nous avons joué le jeu. A fond ! Complètement. Tout comme ce fut le cas pour Fantastic Beasts and Where to Find Them (Les animaux fantastiques).

C’est que laissant tomber la rationalité (mais peut-on revendiquer la rationalité, s’agissant d’un univers où les règles sont celles de la sorcellerie ?), le spectateur peut se laisser séduire par un monde magique et s’en prendre plein les mirettes. A part peut-être les premières images, confuses et sombre, nous découvrons une amplification du monde « animal » du premier volet pour découvrir de nouveaux « animaux fantastiques » tout en déplaçant l’action à Londres et Paris et en proposant de découvrir Poudlard... soixante-cinq ans avant Harry Potter ! Acceptant alors les règles du jeu, le spectateur pourra (re)découvrir certains personnages de l’univers et d’autres dont on vous laisse la surprise (d’autant que cela commence à discuter ferme sur les forums, notamment - mais pas que - l’apparition d’un certain Aurelius - quesako ? Allez voir le film !).

De façon générale, les acteurs sont au service de l’intrigue arrivent à mettre leurs caractéristiques d’acting en adéquation avec les personnages qu’ils incarnent. A commencer par Eddie Redmayne (Norbert Dragonneau et dommage que l’on lise ce nom dans les sous-titres français alors que l’on entend « Newt » !) qui est, osons « fabuleux » dans ce rôle où son intériorité fait merveille. La surprise, c’est ici Jude Law qui donne corps à Albus Dumbledore, tout en laissant planer, l’air de rien, l’ambiguïté sur sa relation avec Gellert Grindelwald, laissant là aussi place aux nombreuses discussions entre fans sur l’homosexualité d’Aldus Dumbledore. C’est en tout cas situé dans une zone frontière où ceux qui y croient seront confortés (et l’inverse également). L’on peut d’ailleurs comprendre que, s’agissant d’un film « tous publics », tout comme Bohemian Rhapsody l’on n’aille pas plus loin, surtout en ces temps du « penser politiquement correct » à cause des censeurs de mouvements réactionnaires et homophobes. Quant à Gellert Grindelwald, justement, ce sera l’occasion pour Johnny Depp de déployer ses talents et, toutes proportions gardées, son attitude ambivalente, sa noirceur sous sa chevelure blonde nous ont renvoyé à Raoul Siva (Tiago Rodriguez, interprété par Javier Bardem de Sam Mendes dans Skyfall en 2012). Il ne faut pas oublier non plus l’excellent Ezra Miller (l’acteur, qui bouscule - littéralement - les genres en se revendiquant et s’identifiant queer, était transcendant dans We Need to Talk About Kevin ou The Perks of Being a Wallflower) !

Si l’on est surpris de l’apparition de Dan Fogler (Jacob Kowalski, qui avait été « oublietté » dans le premier volet) et le tour de passe passe (oui, c’est de la magie !) des scénaristes pour l’intégrer ici, on le sera beaucoup moins de la présence de Zoë Kravitz, dans le rôle de Leta Lestrange.Tout comme l’intrigue va se donner les moyens d’intégrer l’alchimiste Nicolas Flamel, joué par Brontis Jodorowsky (le fils du réalisateur Alejandro !) Autre surprise, la découverte que Norbert a un frère, Thésée (l’acteur Callum Turner que l’on avait découvert en 2014 dans Queen and Country...

Le film, ainsi enchanté par ses interprètes, devient enchanteur grâce à la... magie des effets spéciaux. Pour peu que l’on accepte de jouer le jeu, de croire en cet univers, de se laisser émerveiller, de (re)trouver une âme d’enfant, sans se laisser influencer par les ondes négatives et maléfiques de geek ou de fans déçus, vous passerez agréablement deux heures quinze dans la salle de cinéma. Le tout est d’y croire. N’est-ce pas... Croyance... qui est ici en jeu et l’enjeu de cette saga !

Lien vers la critique de Julien

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Suspiria

Synopsis : Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, promeut Susie danseuse étoile. Tandis que les répétitions du ballet final s’intensifient, les deux femmes deviennent de plus en plus proches. C’est alors que Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…

Acteurs : Dakota Johnson, Tilda Swinton, Mia Goth, Lutz Ebersdorf, Jessica Harper, Chloë Grace Moretz

Ceux et celles qui iraient voir Suspiria (une production Amazon), en se basant sur le souvenir qu’ils ont (par exemple) de Call Me by Your Name du même réalisateur risquent d’être surpris devant un film d’horreur, glauque et gore et l’on ne saurait trop leur conseiller de demander l’avis de leurs ami·e·s avant de se rendre dans une salle de projection. A l’opposé, ceux qui ont aimé l’original de Dario Argento, et ont apprécié son côté d’horreur baroque, flamboyante, somptueuse, risquent également d’être déçus. Quant à ceux qui iraient voir le film de 2018 sans connaître celui sorti il y a plus de quarante ans et pensant voir un film d’horreur « classique », ce pourrait être, pour eux aussi, la déception. C’est que l’adaptation, plus que le remake, de Luca Guadagnino est bien moins gore (à une exception près) que ce que l’on pouvait espérer (ou craindre). Il nous offre un film d’une grande beauté mais également très cérébral. C’est qu’il donne à penser dans la relecture de ce que l’on pourrait appeler le « mythe initial » (l’original d’Argento dont une des actrices joue dans celui de 2018). Nous pouvons comprendre l’enthousiasme et la standing ovation de huit minutes à Venise et, dans le même mouvement, les doutes de certains critiques et de fans d’Argento, face à cette œuvre magistrale en six tableaux et un épilogue.

Relecture donc, voire déconstruction et reconstruction d’un mythe, comme si celui-ci avait été revu, corrigé, travaillé par Rainer Werner Fassbinder (certaines de ses actrices jouent ici) notamment, mais pas que, dans sa série Welt am Draht (Le monde sur le fil) en même temps que Darren Aronofsky, celui de Requiem for a Dream, Black Swan et Mother !, avec l’élégance, la flamboyance et l’inventivité de Luca Guadagnino dans un film au casting quasi exclusivement féminin (à part deux policiers et l’un ou l’autre figurants) où Tilda Swinton joue un rôle féminin (Madame Blanc/Helena Markos) et masculin (Dr. Josef Klemperer).

Il ne s’agit plus ici de raconter comment, dans Berlin, un groupe de sorcières dirige une académie de danse, mais de proposer une réflexion (dans ses acceptions de « penser-réfléchir » et de réfléchir comme un miroir) sur la mémoire, le souvenir, la culpabilité, la confusion entre idéologie et réalité. Tout comme dans Welt am Draht où il y a confusion entre les différents niveaux de réalité et où les miroirs sont omniprésents. Ces miroirs sont là aussi dans Suspiria (2018) et donnent à l’écran des images fabuleuses (aux plans artistique et technique), notamment lorsque deux plans d’existence sont donné à voir : ce qui se passe sur la scène (vu par les professeures et les étudiantes (et aussi le public s’il y a lieu) et ce qui se passe hors de la scène, ce qui ne peut pas être vu, montré, qui est donc, littéralement obscène, dans ce cas, le corps d’une danseuse qui ne lui appartient plus et qui est « mobilisé » de façon quasi mortelle, au service d’une autre danse(use) dans une pièce sans témoins, où les seules images qui sont « visibles » sont celles renvoyées par les miroirs. Ceux-ci sont à ce point importants dans la symbolique du récit qu’ils seront occultés à certains moments lors de répétitions.

L’histoire se déroule à la fin des années 60, à l’époque où la terreur règne en Allemagne au moment où opère la bande à Baader (ou groupe Baader-Meinhof). Il ne s’agit pas de quelque chose d’anecdotique mais d’essentiel, qui est rappelé de façon récurrente par les échos des médias durant le film. Cette violence-là doit être vue, lue, et relue en même que celle qui se déroule dans l’école de danse, comme si ce qui s’y passe, là, entre ces murs, était un reflet de ce qui se passe hors les murs ! Il est une autre violence, évoquée à plusieurs reprises, de façon allusive au début par des photos, des textes affichés aux murs, des souvenirs, celle de l’Allemagne nazie et de ses sbires, ensuite, par le rôle joué par le Dr. Josef Klemperer, Juif, dont la femme est morte dans un camp de concentration. Ce psychiatre reçoit Susie, une jeune danseuse, qui va lui apprendre des choses sur ce qui se passe dans son école de danse. Joseph Klemperer doit-il « croire » ou pas cette danseuse ou doit-il découvrir et dévoiler ce qui est caché (folie, réalité, fiction, fantasme, sorcellerie...), autrement dit "révéler (apocalypse !) au monde ce qui se passe (ou pas) ? Il est donc capital qu’au moment où advient la dernière présentation publique du ballet et où toutes choses s’accompliront pour ces sorcières, il leur faille un témoin ! Que ce témoin soit justement une des victimes du nazisme à qui Susie pourra faire un don ultime, celui de l’oubli car seuls les bourreaux doivent porter le poids de la culpabilité.

Ce « remake » s’est donc enrichi de sens supplémentaires par rapport à son modèle. Bien au-delà de la beauté (malsaine et paradoxale peut-être) de certains plans, de la fascinante chorégraphie du ballet, de la performance des danseuses actrices (à relever donc, comme dans Climax de Gaspar Noé) nous avons affaire ici à un film qui réfléchit (en miroir donc) notre condition humaine, la place de la femme, la violence de nos sociétés, celle d’un passé horrible que l’on voudrait oublier et qu’il est impossible de pardonner. A ce titre, face à ce quasi sans faute dans un film plus dramatique que gore, il est regrettable que le réalisateur se soit « lâché » dans le sixième tableau, comme s’il avait lâché tout le gore retenu jusque là, dans un climax aux frontières du too much ! Il ne s’agit donc pas d’un film « tous publics » [au USA il est classé R - Restricted (Interdit aux moins de 17 ans non-accompagnés d’un adulte)], même si, pour le moment, il est classé « tous publics » par Cinébel !

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Copyright Metropolitan FilmExport / Amazon Studios

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SUSPIRIA Nouvelle Bande Annonce (2018) Dakota Johnson, Chloë Grace Moretz - YouTube
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Twarz (Mug)

Synopsis : Jacek aime le heavy métal, sa petite amie et son chien. Sa famille, sa petite ville natale, ses amis de la paroisse le considèrent tous comme un freak amusant. Jacek travaille sur le chantier de construction de ce qui devrait devenir la plus grande statue de Jésus dans le monde. Lorsqu’un accident grave le défigure complètement, tous les regards se tournent vers lui après qu’il ait subit la première greffe du visage dans le pays.

Acteurs : Mateusz Kosciukiewicz, Agnieszka Podsiadlik, Malgorzata Gorol.

Malgoska Szumowska nous offre un film typiquement polonais (mais c’est probablement cliché de l’écrire) qui mixte une société polonaise repliée sur elle-même (l’essentiel se passe sur une île) et le poids très fort de l’Eglise catholique. S’illustrant à partir de faits réels ou qui ont une base « historique ».L’on peut en relever trois ! Le premier inaugure le film : lors d’une promotion de Noël un grand magasin offre des télévision à écrans plat (en nombre restreint) au client qui font leurs courses en sous-vêtements. Il y aura bien entendu des bagarres épiques et des client·e·s laissé·e·s sur le carreau. Cette télévision sera transportée sur le toit d’une voiture, puis en bac/bateau vers une île où elle se trouvera dans le salon d’une famille polonaise « populaire » dont l’un des enfants travaille à la construction de la plus grande statue du Christ au monde. Il s’agit d’un fait réel, la statue a été inaugurée en 2010 alors que l’essentiel du film semble se dérouler aux environs de 2008. Le troisième élément véridique dont le film s’inspire est la première greffe de visage, la situant ici en Pologne. Le tout se situant sur fond de l’emprise de l’Eglise catholique sur la société polonaise (l’article au format PDF).

Twarz aurait pu être un grand film, comme d’autres qui ont proposé des variations sur le visage ou plutôt son absence. Ceci est présent après la greffe de Jacek : la réaction de sa fiancée, de ses parents, des amis et voisins. Mais tout cela semble bien mineur. Il en est de même du poids de l’Eglise, notamment dans certaines scènes de confessionnaL Le film a été présenté à la Berlinale 2018 où il remporte le Grand prix du jury.

IL semble cependant bien difficile de comprendre ce choix car le film, pour intéressant qu’il soit semble mineur voire anecdotique. En réalité, c’est surtout le jeu de Mateusz Kosciukiewicz, l’acteur principal, dans ses deux faces (si l’on peut ainsi jouer sur l’expresssion) : avant et après la greffe, sachant qu’il doit jouer avec des prothèses et du maquillage. L’on suppose (faute de dossier presse) que les images de la construction de la statue christique (avec bien sûr un Christ qui correspond aux normes dominantes, donc le blanc avec, on suppose les yeux bleus, et probablement « chrétien » plutôt que le petit juif dont on a oublié l’origine sémite !). L’on préférera sur d’autres thèmes, un film polonais autrement plus profond et critique para rapport à l’institution, Kler, de Wojcieh Smarzowski, aborde notamment la question de la pédophilie des prêtres (cet article au format PDF). L’on verra cependant le film avec intérêt si l’on attend pas trop de lui, notamment en ne se fiant pas au prix obtenu à Berlin pour s’intéresser à un regard cru(el) et ironique (peut-être) sur un petit village polonais et ses habitants racistes, xanophobes, homophobes et bien entendu catholique en de disant que si caraicature il y a, elle n’est cependant pas trop éloignée de situations réelles !

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MUG (TWARZ) de Małgorzata Szumowska - trailer - YouTube
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Un homme pressé

Synopsis : Alain est un homme d’affaires respecté et un orateur brillant. Il court après le temps. Dans sa vie, il n’y a aucune place pour les loisirs ou la famille. Un jour, il est victime d’un accident cérébral qui le stoppe dans sa course et entraîne chez lui de profonds troubles de la parole et de la mémoire. Sa rééducation est prise en charge par Jeanne, une jeune orthophoniste. À force de travail et de patience, Jeanne et Alain vont apprendre à se connaître et chacun, à sa manière, va enfin tenter de se reconstruire et prendre le temps de vivre.

Acteurs : Fabrice Luchini, Leila Bekhti, Rebecca Marder, Igor Gotesman, Fatima Adoum.

Lors des visions presse, il se trouve régulièrement l’un·e ou l’autre intrus·e, aîné·e qui n’a plus d’activité critique et/ou éditoriale et qui fréquente les salles par désœuvrement ou d’autres raisons fort éloignées d’un travail journalistique. Peu importe, mais il se fait que l’une d’entre elles, au sortir de la vision d’Un homme blessé s’est exclamée d’émerveillement par rapport à l’un des plus beaux films qu’elle avait vu. Sans être négatif et parce que cet enthousiasme n’était pas partagé, nous nous sommes dit que ladite personne devait être concernée par le thème du film, à savoir - ce n’est pas un spoiler, c’est dans le synopsis et se révèle dès les premières images - un accident vasculaire cérébral (AVC).

Un préalable : contrairement à ce que le titre et les premières scènes pourraient laisser penser, il ne s’agit pas d’un remake du film de fiction réalisé en 1977 par Édouard Molinaro avec Alain Delon et Mireille Darc dans les rôles principaux. Ce film adaptait un roman de Paul Morand publié en 1941. Si Hervé Mimran adapte lui aussi un livre, J’étais un homme pressé de Christian Streiff, publié en 2014, il ne s’agit pas ici d’une fiction. Nous ne pensons pas que la classification en « comédie dramatique » soit ce qui convient le mieux pour décrire le film. Celui-ci est plutôt un biopic librement romancé (même si certain propose « comédie mélancolique ») !

Il s’agit donc de l’adaptation à l’écran d’un épisode à la fois noir et lumineux de la vie d’un ancien PDG de Peugeot-Citroen qui (nous) donne déjà l’envie de relire le livre (qui, pour l’occasion, sera réédité en fin octobre !). Cependant nous ne sommes pas revenu au livre et ne voulons pas faire le jeu des comparaisons avant d’écrire cette critique. Nous gardons cependant le souvenir d’une écriture dont le fil conducteur était l’AVC et la façon dont celui qui en fut atteint à pu s’en sortir, dans une sorte de rédemption, grâce à la randonnée et la communion avec la nature (ainsi l’épisode avec le faon dans la rivière est « véridique »). Bien sûr, cela est repris dans le film et en fait toute l’ossature à un point tel que si l’on ignore qu’il s’agit d’une histoire « vraie » l’on pourra(it) se dire que « c’est du cinéma ! ».

Et de fait, le réalisateur utilise la grammaire et le langage du cinéma pour mettre en scène un homme de parole (on pourrait jouer ici sur le mot, mais prenons-le au sens premier, notamment quand il veut présider un jury d’éloquence à Science Po, au grand dam de sa fille) qui perd celle-ci. Plus exactement si les mots se forment bien dans sa tête lorsqu’il a repris conscience, ceux-ci de disent dans une forme incompréhensible où les syllabes s’inversent, se bousculent, se modifient. A tel point que la seule façon de s’en sortir pour faire sortir les mots qui se bousculent dans sa tête est de se faire aider par Jeanne, une orthophoniste (Leila Bekhti). Toutefois, si dans le roman, celle-ci (Il y a même deux orthophonistes !) apporte son aide essentiellement pour un travail sur la mémoire et l’association avec les mots (jusque ceux de la vie quotidienne) Hervé Mimran va accentuer ce qui ne que quelques jours et quelques pages dans le livre, à savoir les troubles de la parole : mots incompréhensibles, inversion de syllabes, etc. jusqu’à en faire des jeux de langage, des jeux de mots au risque (pas vraiment évité) d’en faire trop pour en faire une simple performance d’acteur, et d’un acteur en particulier !

Et s’il est bien un acteur qui peut jouer avec les mots, les faire se bousculer, s’entrechoquer sans se jouer de la tête de ses interlocuteurs, c’est bien Fabrice Luchini ! Hélas faudra(it)-il écrire ici. Car si c’était lui qu’il fallait, si le rôle est quasiment écrit pour lui et correspond si bien à ses gênes d’acteur... il y a un effet secondaire, quasiment pervers, qui entraîne une gène pour le spectateur ! C’est que le personnage d’Alain est « surchargé » par Luchini. L’on voit Luchini, l’on entend Luchini, l’on attend Luchini au tournant, pour faire du « Luchini », probablement à son corps défendant ; à tel point que l’essentiel, à savoir l’AVC et le pèlerinage rédempteur vers Compostelle s’en trouvent comme effacés, altérés. S’ajoute à cela une surcharge dans cette intrigue, à savoir la quête par Jeanne de sa mère qui l’a abandonnée à sa naissance, et, pour en ajouter une couche, une tentative d’idylle amoureuse par Vincent, un infirmier (Igor Gotesman) qui joue sur le cocasse d’un couple improbable par les tempéraments et physiques fort différents.

Il nous semble que le film aurait gagné à garder son axe fort, la chute d’un homme puissant réduit à l’impuissance du langage, à l’éjection de sa société et au retour à la vie ou une autre vie où il pourra (re)trouver sa fille, son chien et une communion avec la nature. Quoiqu’il en soit de cette réserve relative, le film gagne à être vu et tout particulièrement par ceux qui apprécient Luchini !

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Braguino

Synopsis : Au milieu de la taïga sibérienne, à 700 km du moindre village, se sont installées 2 familles, les Braguine et les Kiline. Aucune route ne mène là-bas. Seul un long voyage sur le fleuve Ienissei en bateau, puis en hélicoptère, permet de rejoindre Braguino. Elles y vivent en autarcie, selon leurs propres règles et principes. Au milieu du village : une barrière. Les deux familles refusent de se parler. Sur une île du fleuve, une autre communauté se construit : celle des enfants. Libre, imprévisible, farouche. Entre la crainte de l’autre, des bêtes sauvages, et la joie offerte par l’immensité de la forêt, se joue ici un conte cruel dans lequel la tension et la peur dessinent la géographie d’un conflit ancestral.

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Mitra

Synopsis :
Hiver 2012 – Internée contre son gré dans un hôpital psychiatrique, Mitra Kadivar, psychanalyste iranienne, entame une correspondance avec Jacques-Alain Miller, fondateur de l’Association Mondiale de Psychanalyse.

2017 – Une équipe artistique s’inspire de ces échanges pour créer un opéra en s’empreignant de la réalité d’un hôpital psychiatrique.


Le film nous a donné l’impression d’un fourre-tout qui mélange quatre histoires, récits, faits ou expériences dont on se demande bien quel est le film conducteur : la vie de malades mentaux, l’internement d’une psychanalyste iranienne, la création d’une œuvre musicale et chantée, presque expérimentale (et même pour avoir fréquenté assidument les Festivals Ars Musica, nous n’avons pas été séduit ou interpellé) ainsi que des vues d’un ancien hôpital désaffecté.

Nous avons eu l’impression que certaines séquences de ce documentaire étaient largement mises en scène, construites donc, ce qui nous a mis mal à l’aise. Ainsi certains malades alités ou « mis en situation » dans une ancienne chambre de l’hôpital détruit dans laquelle elle avait été « isolée ».

Nous voulons croire à la bonne fois du réalisateur, de l’équipe et des personnes impliquées mais que tout cela est imbuvable, touffu, voire parfois désagréable à voir et entendre.

S’agit-il d’un combat politique, d’une dénonciation du statut des personnes malades mentales, d’un hommage à la création musicale engagée ? A force de vouloir trop dire, cela en devient terriblement confus, touffu et vain.

Ajoutons encore que, si le film était bien sous-titré, certains sous-titres blancs sur des images très blanches ou claires étaient illisibles. Est-ce un problème technique lié à la salle, au film ? Peu importe, à ce stade, nous avons tenu bon jusqu’au bout dans un film qui nous est apparu comme une torture mentale du spectateur.

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The Wife

Synopsis 1 :Joan, épouse fidèle du célèbre auteur Joe Castleman, accompagne son mari à Stockholm où il doit recevoir le prix Nobel de littérature. Or dans l’avion, elle comprend petit à petit qu’après de longues années de vie commune, elle ne le supporte plus. Pourquoi ? Le passé et les rancœurs ressurgissent alors. Devra-t-elle briser leur secret au risque de tout perdre ?

Synopsis 2 : spoilers !

Après près de quarante ans de mariage, Joan et Joe Castleman (Glenn Close et Jonathan Pryce) sont complémentaires. Là où Joe est décontracté, Joan est élégante. Là où Joe est vaniteux, Joan est modeste. Et lorsque Joe jouit de son rôle très public en tant que grand romancier américain, Joan consacre son intellect, sa grâce, son charme et sa diplomatie considérables à son rôle d’épouse. En 1992, Joe est sur le point de recevoir le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre. Celle-ci a débuté à la fin des années ’50 alors qu’il faisait la rencontre de Joan, et n’a cessé de récolter les éloges depuis. En pleine célébrations à Stockholm, on flatte et on flagorne Joe, tandis que Joan reste discrètement à ses côtés. Un journaliste (Christian Slater) se présente, désirant écrire une biographie de l’écrivain, qu’il soupçonne ne pas être l’auteur à part entière de son œuvre…


Acteurs : Glenn Close, Jonathan Pryce, Christian Slater, Max Irons, Elizabeth McGovern, Harry Lloyd

En découvrant le deuxième synopsis long et détaillé (trop peut-être, au risque de trop spoiler !) l’on peut penser à une histoire vraie adaptée au cinéma, un peu à la manière de Big Eyes de Tim Burton (sauf que chez ce dernier (spoiler : [1]) . Il n’en est rien, il s’agit ici d’une pure œuvre de fiction bien qu’elle soit très vraisemblable !

L’on a plaisir à découvrir Glenn Close dans le rôle de l’épouse de l’écrivain célèbre (Jonathan Pryce) qui reçoit la gloire du Nobel de littérature. Le film nous offre quelques flashbacks en mettant en scène dans le rôle de Joan jeune... sa fille Annie Starke ! Pour le fun, poursuivons avec les anecdotes au sujet des acteurs ! David, le fils de Joan et Joe Castleman est joué par Max Irons tandis que le jeune Joe est interprété par Harry Lloyd. Et ces deux acteurs se sont retrouvés antérieurement sur le même plateau celui de The Riot Club, injustement reçu à notre avis par la critique et adaptant lui, une histoire vraie !

Toute l’intrigue tient en ceci, sur fond de professeur amoureux de son élève (et vice-versa), qu’à l’époque des débuts de l’intrigue, une femme ne peut pas publier et si elle est publiée, elle ne sera pas lue : son œuvre restera dans une bibliothèque enfermée entre les couvertures closes d’un livre dont on entend, si on l’ouvre qu’il n’a jamais été ouvert. Quelle solution alors si ce n’est de passer la main et d’être plus inspiratrice que créatrice.

Un livre est fait pour être publié et plus encore pour être lu !
Dès lors que ce but est atteint, est-ce que l’une et l’autre ne peuvent se réjouir ensemble en dansant sur un lit une ode à la création/publication ? S’agissant justement de création, le film interroge sur le processus, en mettant en tension ceux et celles qui peuvent être concernés : une écrivaine, un écrivain reconnu ou « fils de » ou un journaliste en quête d’un scoop biographique ou d’un hommage à rendre à la Vérité de la Création. Ici, en ce rôle du (futur) biographe, Nathaniel Bone, Christian Slater est juste dans sa quête de vérité, voire d’humanité.

Quels sont les enjeux de l’image de soi quand une photographe séduisante ne voit que vous à photographier et laisse tomber tous les autres, aussi proches soient-ils ? Qu’en est-il lorsque l’on se ré-approprie ses propres mensonges pour en faire une vérité universelle et sa propre vérité ? Quand l’image renvoyée par un miroir est une duperie ? Et quand celle-ci risque d’être révélée, mémoire d’outre-tombe en quelque sorte, la vérité peut-elle sortir du puits ? Celui qui l’a découverte et à qui elle fut confiée dans un moment de lassitude et de découragement doit-il s’éloigner et n’avoir plus le droit de rien dire... Si ce n’est qu’une parole entendue par un fils lui permet, peut-être de retrouver sa dignité ?

Diaporama

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(c) The Wife the movie / source : Allociné.fr

Bande-annonce (VO)

https://www.youtube.com/embed/d81IM0loH7o
The Wife | Official Trailer HD (2018) - YouTube
Jeanne Herry
Pupille
Sortie le 5 décembre 2018
Article mis en ligne le 18 novembre 2018
Rubrique : Critiques

Synopsis : Théo est remis à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C’est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision... ou pas. Les services de l’aide sociale à l’enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s’occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d’incertitude. Les autres doivent (...)

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RCF, une radio généraliste

RCF est un média confessionnel (Radio Chrétienne Francophone) généraliste. Il s’agit de la branche belge de la radio française du même nom. Nous émettons - sans coupures publicitaires - à Bruxelles, Liège, Namur et Bastogne et également via notre site Internet et les câblo-distributeurs qui nous reprennent. L’émission Cinécure présente depuis 2013 les sorties de films (fictions, documentaires, courts et long métrages, en salles et/ou en festivals). L’abbé Charles De Clercq, producteur de l’émission ouvre ainsi un espace à la diversité culturelle cinématographique en Belgique et à Bruxelles en particulier. Une place de choix est notamment donnée aux nombreux Festivals. Cela ne signifie pas nécessairement une adhésion ou une caution de la part de l’animateur-producteur, de RCF et de ses journalistes.

Voici le lien vers la page de présentation de l’émission et, ci-après, l’horaire des diffusions et rediffusions de l’émission Cinécure sur RCF Bruxelles :

  • une émission de 13 minutes le mercredi 13h10 (rediffusion à 18h10)
  • une deuxième de 13 minutes le samedi à 13h10
  • une émission de 26 minutes le dimanche à 17h30 (enchaînant les deux précédentes).

Vous pouvez également vous abonnez aux podcasts de l’émission via Itunes.

Le producteur de Cinécure

Charles Declercq [outre ses fonctions de webmaster et de photographe au service Communication du Centre pastoral (Vicariat) de Bruxelles et de co-responsable d’une Unité pastorale de cinq paroisses dans le quartier Meiser] est passionné de cinéma mais aussi par la Bible. Il voit en ces deux domaines l’importance de l’art de la narration et de la « théologie narrative ».

Il propose chaque semaine, sur RCF radio, un regard sur l’actualité cinématographique et sur une sélection de films qui sont projetés dans les salles, tout particulièrement ceux qui sont à l’affiche dans la semaine. Occasion donc de se faire une idée pour choisir sa séance, seul, en famille ou avec des amis.

Parfois (sauf programmation exceptionnelle), tout particulièrement pour ceux et celles qui n’ont pas l’occasion de se rendre dans une salle de cinéma, il sélectionne quelques films diffusés en télévision durant la semaine.

Enfin, il lui arrive de recevoir un(e) invité(e) ou de mettre en exergue un thème en fonction de l’actualité ou de présenter un film particulièrement remarquable du patrimoine cinématographique qu’il vient de voir en DVD ou en Blu-Ray.

Ceci n’est pas un blog !

Il ne s’agit pas non plus d’un forum dédié au cinéma. Forum et blogs sont nombreux sur la Toile. Les premiers donnent la parole à des communautés d’internautes. Les blogs sont souvent l’expression des sentiments de leur(s) auteur(s) même si certains analysent de façon plus exhaustive et pointue les films dont ils font la critique. Il y a aussi les « vlogs » où des passionnés de cinémas (ou pas !) se filment pour leur communauté de fans (souvent adolescents). Le pire y est parfois plus présent que le meilleur.

Ce site est sans publicité, sauf celle imposée par les vidéos de bande-annonce et qui nous semble manquer de logique, puisque la bande-annonce est déjà une « publicité » pour le film, en somme un publicité pour pouvoir visualiser une pub ! Cinécure.be est le prolongement web des émissions radio de Charles De Clercq sur RCF. Il apporte, en toute indépendance éditoriale, un complément d’informations, des annonces, communiqués de presse, recensions de DVD ou BD envoyés à la Rédaction... Il fait part de coups de cœur et aussi de coups de gueule mais aussi des sentiments et des émotions ressentis... qui, s’ils sont subjectifs, sont aussi ce qui fait vibrer ou pas les spectateurs.

Julien est enseignant. Il est aussi, voire surtout, cinéphile depuis son adolescence. Il a été membre du jury CINEVOX du Festival International du Film Francophone de Namur en 2017. Il fréquente assidument des salles indépendantes, comme le Caméo à Namur et publie des critiques argumentées sur sa page Facebook (Julien Brnl) après avoir vu les films. Il n’est ni journaliste, ni blogueur mais, simplement, passionné de cinéma et cinéphile. Nous lui avons proposé de publier des critiques sur ce site. Signalons également qu’il collabore au site Branchés Culture où vous pouvez également retrouver certaines de ses critiques...

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